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May 10 2012
May 01 2012
Connaissez-vous Corentin de Chatelperron ? 8000 miles sur un bateau en fibre de… jute ! Et bien plus encore…
Belle initiative de Gregory Debord, constructeur naval à Gujan-Mestras, d’avoir invité Corentin à venir nous raconter son aventure, samedi dernier à la Hume. Corentin Chatelperron, jeune ingénieur motivé, a décidé de sauver l’économie du jute au Bangladesh en commençant par construire un bateau en fibre de jute, et revenir du delta du Gange à la France, 8000 miles en solitaire, au travers des mers les plus infestées de pirates et de ports aux fonctionnaires décourageant…
C’est ainsi qu’après avoir réuni quelques parrainages et dessiné ses plans, il se lance dans la construction d’un bateau-témoin — Tara-Tari — inspiré des bateaux de pêche locaux avec quelques améliorations — des dérives, un gréement de sloop, une électronique complète… Un bateau non pas en bois, il n’y aura bientôt plus de bois au Bangladesh, non pas en fibre de verre, coûteux en devises, en énergie, non recyclable… un bateau en composite, pourtant : fibre de jute-polyester !
Alors, son bateau en jute, il l’a simplement mené de Dakha, delta du Gange, à la Ciotat, delta du Rhône. Exploit évidement, mais le sens de son projet va bien au delà de l’exploit : injecter de l’innovation dans le savoir-faire séculaire du Bangladesh dans cette fibre à tout faire aujourd’hui concurrencée par des substituts industriels, sauver de l’exode des millions de bangladeshi dédiés à la culture du jute, sécuriser les pêcheurs en leur permettant d’accéder aux bateaux composites non seulement plus sûrs, mais aussi moins coûteux que les bateaux en bois dont le matériau est quasi épuisé… Un projet chargé de sens et d’enjeux.
Donc une belle rencontre.
Pour en savoir plus, il y a un livre, « L’aventure de Tara Tari » aux éditions de la Recouvrance, et un blog « Jute fiber for Bangladesh sailboats » ; on peut aussi lire ce billet + vidéo de AllBoat Avenue.
April 28 2012
April 25 2012
April 10 2012
April 09 2012
Les travaux 2012, fin, mise à l’eau et convoyage
Il ne restait plus grand chose à faire avant la mise à l’eau, mais quand même…
Samedi, arrivée au chantier à midi. Le nettoyage de la ligne de flottaison : javel, brosse nylon, rejavel, éponge et tampon vert. Ne pas frotter davantage, elle est déjà salement rayée cette pauvre flottaison… Puis acide oxalique sur les œuvres mortes. Deux passages. Rinçage. Le bateau est aussi « blanc » qu’il peut être.
Pendant qu’il sèche, gamelle.
Puis ponçage de l’accroc à l’étrave qui avait été garni de choucroute sous la spatule experte d’Éric, dentiste de son métier.
Et passage sous le bateau pour localiser les éraflures et autres accrocs au gelcoat. Assainissement des pets au ciseau à bois puis brosse rotative nylon. Le temps que ça prend… Et mastiquage à l’époxy bicomposant Watertit.
Il reste le temps de préparer la coque en la ponçant. La partie désagréable. Bien sur, je contourne les tâches de résine encore humides.
Et avant de fermer le chantier, masquer la ligne de flottaison à l’adhésif, pour demain la peinture. Temps superbe toute la journée.
Dimanche, Chantier mouillé par la pluie de la nuit. L’urgence c’est de passer la 1e couche d’antifouling pour lui laisser le temps de sécher dans la journée. Mais avant, poncer les pets résinés. La 1ere couche, donc. Avant midi, c’est fait.
Menus bricolages et préparation des tâches de l’après midi. Et arrive du renfort en la personne de Christophe, alias @ccuq sur Twitter et blogueur sur Tant va le Guq’s à l’eau. Christophe avec qui je correspond depuis des années au sein d’une mailing liste de geeks sans jamais l’avoir rencontré IRL1 est toulousain et en cacances pour une semaine à Lacanau. Quand j’ai vu son tweet d’arrivée, je n’ai pas manqué l’occasion de l’inviter à visiter le chantier naval de l’Iboga, à peine 1/2 h de route.
En bon toulousain, donc épicurien, Christophe a apporté de quoi compléter mon petit casse croûte. Nous voici donc à faire connaissance au soleil (sous ce petit vent du nord un peu frisquet quand même, mais heureusement, le rosé…). Ceci jusqu’à peut-être 14:30, quoi. Et puis le café… Et puis il reste du taf. On s’habille en crade et c’est Parti.
La 2e couche d’antifouling et le démasquage, ça c’est fait.
Le bouchage de quelques trous restant, à la choucroute.
Le tri dans les drisses et autre écoutes à changer ou de réforme.
Chargement du mât sur le bateau, gros rangement du chantier puisqu’il n’y a plus rien à faire que la mise à l’eau. Et la journée est passée.
Un grand merci à Christophe pour son aide précieuse et pour le plaisir de sa compagnie.
J’ai RV à 8h du mat pour enlever le bateau.
Lundi (de Pâques). 08:00, mon manutentionnaire « t’es où ? » ; moi « euh, vers le Four, t’es déjà là ? »… Bon, il se débrouille à charger le bateau, ne pas oublier mon kit carénage pour traiter la trace des bers. RV à la cale de Claouey. Superbe lumière, est-ce la peine de le préciser ?
Le voilà. Rapidement passer sous le bateau. Les 3 patins de bers restent à gratter, poncer, peindre. Embarquer un bidon de 10l de SP 98 (merci Emmanuelle !) Et hop. Sauter sur le bateau, démarrer le moteur, se laisser pousser à l’eau. Ça y est. Çiao l’hivernage.
Mais le moteur cale. Juste révisé. Ça ne peut être que l’essence. Tout juste : il fallait y penser, à tourner le sélecteur d’alimentation…
Çiao pour de bon.
Je retrouverai mon équipière Emmanuelle à Piquey.
La marée descend vite : coefficient 110. Moteur à petit régime par la dune perdue, le Four (photo), sortir de l’escoure de Piquey, la pointe aux chevaux, et… le moteur cale. Argh! Ne redémarre pas. Inutile de violenter le lanceur, ce doit être l’essence. Il suffit juste de chopper une bouée parce que avec ce jus, faut pas finir sous la jetée. Ça sera la barge de manutention des corps morts. Amarré. Le temps de faire le mélange 1% d’huile 2T dans 10 l d’essence, transvaser dans le réservoir, la corvée. Et… me rendre compte que depuis Claouey, je n’ai pas mis le sélecteur d’alimentation sur le réservoir extérieur, mais sur le réservoir intégré ! Qui est vide, quelle surprise…
Ce moteur tourne parfaitement en fait.
Il me permet d’aborder le ponton de Grand Piquey et d’embarquer Emmanuelle.
La route au moteur, porté par le courant, jusqu’au Ferret. Cette drôle de lumière, l’eau verte des mauvais jours, comme si un coup de vent se préparait. Mais en tout cas le soleil est masqué maintenant et le vent forcit au sud. Et puis l’entrée dans l’escoure du phare et l’accrochage du corps mort dans moins d’1m d’eau. Timing parfait pour fermer le bateau et débarquer.
Le mât reste couché, du coup. Je décide d’attendre mes haubans neufs, sous une dizaine de jours maintenant.
Ainsi s’est déroulée la dernière séquence du carénage, et la première de la saison 2012, la 17e saison pour moi avec ce bateau et en prévision, beaucoup de plaisirs partagés.
- dans la vraie vie, ou In Real Life ; jargon de geeks
April 07 2012
April 06 2012
Les travaux 2012
4 sessions en 1 billet, pour ces travaux 2012.
Le bateau, vous vous rappelez, est hiverné chez Éric, au « Chantier Naval de l’Iboga ».
La première session, en coup de vent, samedi 17 mars, tandis que les amis @altaide_jf et @valvert discutent technique et résine polyster à la zone. Prendre les mesures des drisses et écoutes à remplacer, l’inventaire des produits et accessoires reliquat des précédents travaux, histoire de ne pas, encore, acheter en double (on verra que cette précaution n’a pas suffit). D’où, la liste des courses à la coopé et ailleurs, et un essai de grattoir pour Emmanuelle. Stop.
La deuxième session, le WE du 24-25 mars. Les achats à la Coopé : antifouling, drisses et écoutes, commande d’accastillage, choucroute… La chance d’avoir la participation d’Alice. De très petites sessions, tard commencées et arrêtées avec l’ombre des cyprès parce que le petit vent du nord, hein ? Passent aussi Roland et Thierry, qui envisagent la construction d’une lame de safran compensée. Il paraît que l’Iboga est dur à la barre… Bilan du WE : dépose de la partie gauche puis droite de l’accastillage de pont :
- 2 x rail d’écoute de génois
- 2 x mains courantes
- taquet tribord
- bloqueur double tribord
- coinçeur double tribord (à supprimer)
- coincer d’attente drisse bâbord
- taquet bâbord derrière winch
- winch roof
- 2 x filoirs tribord
- 1 x filoir bâbord
- 2 x poulies plat pont bâbord drisses (à remplacer par une boîte à réas)
- boîte à réa 2 réas tribord gréement spi (à remplacer par une neuve)
- 2 x cadènes
- cadène pont hâle-bas spi
Plus de 70 boulons. Du vieux silicone qui agrippe bien encore, surtout dans l’antidérapant de pont (la galère, là !). Le temps que ça prend…
Et puis c’est tout.
Enfin… à part cette excellente soirée improvisée en compagnie des amis #nndd venus supporter la mise à l’eau du Sun 2000 Uka. Et puis cette nuit à Sylvosa et le coup d’œil depuis la véranda sur l’estey de Madone. Précieux moments.
La veille de la 3e session, une soirée encore de #nndd, dans une cabane au port de Gujan. Et récupération de ma commande d’un charriot de rail d’écoute de génois, pour remplacer l’original survivant, bien mal en point. Point aussi sur la prochaine transat de Mat, Jolabulle et Bastien (le héros de la revue Bateaux), qui partent dans quelques jours de l’autre côté de l’eau chercher le 37 pieds de ce dernier. Son nouvel habitat. Un acharné :-)
La 3e session, donc, 31 mars et 1er avril. C’est une sorte d’été. Travail en short torse nu. Ce WE, l’appréciable soutien d’Emmanuelle. L’hospitalité généreuse d’Éric et Muriel. Des sessions un peu plus longues que les précédentes en dépit des très conviviaux breaks apéros, déjeuners et dîners…
Les travaux : total vidage du bateau ; arrachage du dernier reliquat de vaigrage ; ponçage du plafond intérieur, kheuf kheuf ! nettoyage à fond des plafonds, coffres, cambuse, contre-moulages, fonds ; Lessivage des coussins skaï, gillets, vaisselle… puis les choses sérieuses : finir le nettoyage des restes de silicone à la brosse nylon circulaire, repose de l’accastillage sur un confortable matelas de mastic MS Polymère (à retenir, l’astuce tardive mais géniale de tracer un masque adhésif sous l’équipement à coller avant de l’évider au cutter, de sorte de récupérer l’excédent de colle), serrage avec l’aide d’Emmanuelle et d’Eric. Sur le gréement, les drisses de 10 sont remplacées par du 6. Avec les nouveaux réas de pont, le hissage des voiles va devenir un plaisir, je le sais.
Un grand rangement plus tard, fin de session. Coup de soleil.
Dans la semaine, espor et déception : mes haubans neufs ne seront pas dispo avant 15 jours… Bah, je récupère les anciens, ils iront bien pour commencer. Mais le démâtage-remâtage superflu ne me ravit pas…
La 4e et dernière session reste à écrire. je viendrai éditer le billet lundi ou mardi…
March 29 2012
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